Bourges : le témoignage poignant du grand-père de la fillette dans le coma


Admise inanimée à l'hôpital le 30 décembre, la petite fille de 6 ans se bat pour survivre.

La maman de la fillette (22 ans) et son compagnon (24 ans) ont été mis en examen ce jeudi 4 janvier à Bourges pour actes de torture et de barbarie commis de manière habituelle sur mineur de quinze ans et ils ont été placés en détention provisoire.

Selon le communiqué de Joël Garrigue, procureur de la République de Bourges, "la fillette a été amenée sous une fausse identité au centre hospitalier de Bourges."

Comme le révèle France Bleu Berry, le couple a indiqué qu'il avait découvert la jeune enfant inanimée dans la rue.
Puis le père et la mère ont pris la fuite.
Mais suite à ses premières investigations, la police les a identifiés et ils ont été interpellés à Toulouse.

Toujours selon le procureur, "l'enfant présentait des ecchymoses, des traces de morsures et de brûlures et un hématome sous-dural (épanchement de sang dans la boîte crânienne) compressif."

Ce jeudi, elle est hospitalisée à l'hôpital de Tours et son pronostic vital était toujours engagé.

Ce vendredi 5 janvier, le grand-père maternel de la petite fille, a accepté de témoigner au quotidien Le Parisien :

J’ai très très mal au cœur.
Je n’ai pas encore pu la voir à l’hôpital.
Ma petite-fille, elle a été chez nous quand elle était bébé.
On l’a élevée jusqu’à ses 4 ans.
Après, elle est retournée avec sa mère.
Elle était bien et maintenant, elle est dans le coma.

Puis, très ému, il s'en prend à la famille du compagnon de sa fille :

Je ne comprends pas comment on peut faire ça.
Ce sont des animaux.
C’est le copain de ma fille, sa belle-mère, sa sœur qui lui ont fait ça.
Lui, il a passé sa vie en prison.
Quand il est sorti, ma fille est retournée avec lui.
Il lui pourrit la vie.
A 22 ans, elle est où sa vie ?

Selon le magistrat, "la petite fille faisait l'objet d'une procédure d'assistance éducative depuis le mois de juin 2017. Mais ni les services sociaux ni les services de police n'avaient réussi à retrouver l'enfant, la jeune maman ayant tout fait pour s'y soustraire."

A ce propos, le grand-père conclut dans Le Parisien :

Je ne suis pas d’accord avec le juge et les assistantes sociales.
Ils voulaient la mettre dans une famille d’accueil.
Nous, on ne voulait pas, elle allait être triste là-bas.
On voulait qu’elle soit envoyée chez nous.

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