L'émouvant témoignage de Jamel Debbouze ... pour la France et contre le terrorisme


Trop choqué, il n'a pas pu réagir avant. Jamel Debbouze s'est exprimé pour la première fois dans ''Sept à huit'', diffusé dimanche soir sur TF1, sur les attentats commis contre Charlie Hebdo. L'acteur et humoriste a notamment déclaré son amour pour la France. ''Ma France c'est celle de la différence, de la tolérance, de la paix. C'est un pays avec des valeurs nobles. Je défendrai la France corps et âme pour tout ce qu'elle a apporté à ma famille'', a raconté Jamel Debbouze qui a également rappelé que lui, musulman, était marié à Mélissa Theuriau, une femme chrétienne, et que son fils s'appelait Léon Ali.

Inédit, il a évoqué sa foi en Dieu. S'il comprend qu'en France le blasphème n'est pas un délit, il s'est toutefois déclaré ''déstabilisé par les caricatures'' de Mahomet qui ne l'ont pas ''fait rire''. ''On n'a pas la culture du blasphème'', a-t-il déclaré.

Jamel Debbouze a également raconté avoir manifesté, il y a une semaine, place de la République. Une manifestation qui lui a procuré ''une émotion très très forte'' et a représenté, pour lui, un véritable ''élan d'espoir'', une ''opportunité de reconstruire quelque chose de neuf''. Son seul regret : qu'il n'y ait pas eu assez de jeunes de banlieue parmi les manifestants. Quant aux incidents qui ont émaillé la minute de silence dans certains établissements, il a expliqué : ''C'est débile et irrespectueux. Ce sont des gamins qui ne sont pas éduqués. C'est notre faute à tous.''

Il a enfin raconté avoir été lui-même victime d'antisémitisme. A Jérusalem, au cours d'un voyage effectué avec sa femme, il a été pris en photo avec une kippa sur la tête devant le mur des lamentations. Un cliché qui lui a valu d'être traité de ''sale juif'' sur les réseaux sociaux.

Très ému, les larmes aux yeux, il a conclu : ''Le terrorisme n'a pas de religion. On ne doit pas oublier ce qui s'est passé. Plus jamais ça, plus jamais cette terreur. On ne peut plus faire comme si cela n'avait pas eu lieu. Il faut être dans demain pour que ces gamins ne crient plus pendant la minute de silence.''


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