PRISE D'OTAGES dans une église près de Rouen : le récit de l'attaque


Deux hommes ont pris plusieurs personnes en otage dans une église de l’agglomération rouennaise avant d’être abattus.

Moins de deux semaines après l’attentat de Nice, la France redoute d’avoir été à nouveau la cible du terrorisme. Deux hommes ont en effet pris en otage plusieurs personnes dans une église à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans l'agglomération de Rouen. Les deux assaillants ont rapidement été abattus par les forces de l’ordre mais ils ont eu le temps de faire un mort et un blessé grave. Retour sur le déroulé des évènements.

Peu avant 10 heures : deux hommes armés entrent dans l’église

La messe quotidienne matinale est en cours lorsque deux hommes porteurs d'armes blanches s’introduisent par l'arrière de l'église. Six personnes se trouvent à l’intérieur du bâtiment à ce moment-là : le prêtre, trois religieuses et deux fidèles. Une des religieuses réussit à prendre immédiatement la fuite et donner l’alerte. Les deux assaillants se retranchent alors avec cinq otages.

10h30 : les forces de l’ordre bouclent le quartier et donnent l’assaut

Grâce à l’alerte de la religieuse, les forces de l’ordre se déploient rapidement : les policiers d'élite de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Rouen arrivent sur place en quelques minutes. Les forces de l’ordre se déploient alors autour de l’église et bouclent le quartier. Les deux assaillants sortent alors de l'église et se retrouvent face aux policiers, qui ouvrent le feu : les deux preneurs d'otages sont "neutralisés", c’est-à-dire tués par les policiers.

Les otages pris en charge dans la foulée

Une fois les lieux sécurisés par les forces de l’ordre, les secours interviennent pour évacuer les otages. Ils découvrent alors le corps du prêtre, âgé de 84 ans, qui a été assassiné par les assaillants. Un autre otage - un paroissien - est très grièvement blessé, ses jours sont en danger. En revanche, les trois autres otages sont sains et saufs.

L’enquête débute

Les identités et les motivations des auteurs ne sont pas encore connues mais les enquêteurs disposent visiblement de premiers éléments : c’est sur la base de ces informations que la section antiterroriste du parquet de Paris a décidé de se saisir de cette affaire. Deux magistrats du parquet antiterroriste sont partis pour Rouen peu avant midi. L'enquête est confiée à la SDAT (la sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire) et à la DGSI (les services de renseignement).

Source : Europe 1

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