VIDÉO. Le récit GLAÇANT d'un journaliste rescapé de la tuerie du Bataclan


BATACLAN - Julien Pearce, journaliste chez Europe 1, était au Bataclan vendredi 13 novembre. Il était là pour assister au concert d'un groupe qu'il aime. Il s'est retrouvé en "enfer".

Reporter depuis quatre ans au sein d'Europe 1, Julien Pearce fait partie des rescapés de la tuerie qui a eu lieu dans la salle de concert du 11e arrondissement. Samedi matin, il était l'invité de sa propre station de radio.

Et le journaliste a ému en délivrant un témoignage aussi détaillé que poignant de "l'enfer" qu'il a vécu aux côtés d'inconnus dans un lieu de fête devenu "un piège" .

"J'ai mis quelques secondes à réaliser que c'était des coups de feu car les lumières se sont allumées tout de suite, a débuté Julien Pearce. J'ai cru à un effet pyrotechnique, à des pétard, que sais-je. Et c'est en me retournant, en voyant les assaillants, qui avançaient vers nous et qui tiraient avec leurs kalachnikovs, des rafales, de manière aléatoire dans la foule. On s'est immédiatement mis à terre pour être moins exposés..."

"Très rapidement il y a eu un mouvement de panique, tout le monde voulait sortir de ce piège, poursuit le journaliste qui explique que les terroristes sont arrivés dans le dos du public. Les personnes ont commencé à marcher sur les corps enchevêtrés à terre pour se protéger. Ces personnes là ont été immédiatement prises pour cibles par les terroristes parce qu'elles étaient debout."

Julien Pearce précise qu'il s'est déplacé à chaque fois que les terroristes rechargeaient. De la fosse à une salle près de la scène, de cette salle à la sortie.

Avant de quitter le Bataclan, il décrit un dernier regard vers la fosse: "J'ai vu des dizaines et des dizaines de corps enchevêtrés, criblés de balle, dans une marre de sang", confie-t-il avant de décrire une nouvelle scène d'horreur dans la rue de Charonne.

"J'ai vu des corps transpercés par des balles". Glaçant.

Son témoignage a été recueilli par plusieurs médias français mais aussi internationaux comme ici CNN.

Commentez sur Facebook

Ailleurs sur le Web ...

X
... sur les réseaux :